The International Council
for Philosophy and Human Sciences

Secretary-General of CIPSH: Speech on the 68th Anniversary

Dear colleagues,

The CIPSH was created 68 years ago, the 18th January, 1949.

At the time, the wounds of WWII and the need to rebuild societies across the globe, facing challenges such as the independence of colonies, the rebuilding of cities preserving heritage, or the new geostrategic balances and related intercultural relations, raised attention on the relevance of history, philosophy, literature and the humanistic studies in general. In fact, the recent disasters and the fear of losing peace again, were certainly major reasons for the support to create CIPSH in the constellation of the first UNESCO related independent initiatives.

Our current course is no less complex, and we should not take many of the ongoing advances (new members of CIPSH, Humanities UNESCO chairs being prepared, the road towards the World Humanities Conference, the contacts with the arts and the other sciences, the consideration of our contributions in debates concerning sustainability, climate, ethics or migrations,…) and difficulties (decay of funding, retreat of humanities programmes in many countries, academic unemployment, still insufficient transdisciplinary collaboration,…) as a mere consequence of the decisions of CIPSH and its member organisations. The growing tensions, failures and deceptions in societies, will growingly raise attention to the Humanities. It is very interesting to notice that several proposals to the World Humanities Conference focus not only in transversal themes, but also on understanding the major relevance of history, classics, literature or epistemology, to meet current society needs.

I thank you all for the great effort all the members of CIPSH are doing, investing in this confederative approach despite the difficulties we all experience in our own disciplinary base units. Of course, working together is evidently the best way to protect, also, the future working conditions of each of our disciplines (namely when considering how education or research funding will evolve), but we all know how difficult it became to still keep the time and resources to make this effort. While we live in times of “mixed trends” concerning the humanities, I think we all agree that having a strong common International Council is a fundamental tool for all of us to be listened by governments, research foundations or related institutions.

I wish we will be able to make the most of the ongoing projects, and namely use the World Humanities Conference for retrieving a central position in all major international discussions, setting together a specific agenda that may bring all of us collaborating within a common framework of major projects, in which the mid and long term reasoning contributes for critical knowledge and creativity. In a moment when the daily anguishing pressure leads most to the illusion of a future built on the basis of short term solutions oriented quest, it is for the humanities alone (including the arts and the fundamental sciences) to keep that dimension.

Yours,

Luiz Oosterbeek
Secretary-General of the International Council of Philosphy and Human Sciences (CIPSH)

 

[French Version]

Chers collègues,

Le CIPSH fut créé il y a 68 ans, le 18 Janvier, 1949.

Alors, les blessures de la 2ème GG et le besoin de reconstruire les sociétés à travers le monde, faisant face aux défis tels que l’indépendance des colonies, la reconstruction des villes en préservant le patrimoine, où de nouveaux équilibres géostratégiques et relations interculturelles en rapport avec eux, a soulevé l’attention sur l’importance de l’histoire, de la phylosophie, de la litérature et des études humanistiques en général. En effet, les désastres récents et la peur de perdre encore la paix, étaient certainement des raisons majeures pour le soutien à la création du CIPSH dans la constellation des premières initiatives indépendantes en rapport avec l’UNESCO.

Notre parcours actuel n’est pas moins complexe, et nous ne devons pas prendre les différents progrès (nouveaux membres du CIPSH, chaires UNESCO d’Humanités en préparation, la route vers la Conférence Mondiale des Humanités, les contacts avec les arts et les autres sciences, la considération de notre contribution dans les débats sur la durabilité, le climat, l’éthique ou le smigrations…) et difficultés (baisse des financements, retrait des programmes d’humanités dans plusieurs pays, chômage académique, encore insuffisante collaborations transdisciplinaire) pour des simples conséquences des décisions du CIPSH et de ses organisations membres. Les tensions croissantes, les faillites et les déceptions dans les sociétés, iront de plus en plus soulever l’attention vers les humanités. C’est bien intéréssant de vérifier que plusieurs propositions pour la Conférence Mondiale sont centrées pas seulement dans des thèmes transversaux, mais aussi sur la compréhension de l’importance de l’histoire, des études classiques, de la litérature ou de l’épistémologie, pour rejoindre les besoins de la société.

Je vous remercie pour le grand effort que tous les membres du CIPSH font, en investissant sur cette approche confédérative, malgré les difficultés que nous tous avons dans nos propres unités disciplinaires de base. Bien sûr, travailler ensemble c’est évidemment la meilleure façon de protéger, aussi, l’avenir des conditions de travail pour chacune de nos disciplines (notamment quand nous considérons comment l’éducation ou les financements á la recherche iront évoluer), mais nous savons tous aussi comment il est difficile de trouver du temps et des ressources pour faire cet effort. Alors qu’on vit dans des temps à des « tendances mixtes » concernant les humanités, je crois que nous sommes tous d’accord qu’avoir un fort Conseil International commun est un outil fondamental pour que nous tous soyons écoutés par des gouvernements, des fondations de recherche et d’autres institutions.

Je souhaite qu’on soit capables de faire le mieux avec les projets en cours, en particulier en utilisant la Conférence Mondiales des Humanités pour reprendre une position centrale dans les discussions internationales, en construisant ensemble un agenda spécifique qui puisse nous engager sur la collaboration un cadre commun de projets majeurs, dans lesquels le raisonnement de moyen et long terme contribue à la pensée critique et á la créativité. Dans un moment ou la pression angoissante journalière pousse la plupart à l’illusion d’un avenir battu que sur la recherche de solutions de court terme, il ne reste que les humanités (y compris les arts et les sciences fondamentales) pour garder cette dimension.

Amicalement,

Luiz Oosterbeek
Secretary-General of the International Council of Philosphy and Human Sciences (CIPSH)

 

 


January 19, 2017


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